
Maskmen
River Dillon
14-25 October 2007
Wallywoods Gallery
Masks serve to hide. Pleasure lacks in the mystery on his identity and the surprise of the unveiling. But to wear a mask dosn't stop to show a fragment of his own reality, hair go beyond the mask and a flow of red curls can exceed a wolf's mask. Like the black veils of Sissi allowed her to keep her mystery, the angelic face of Vincent, tranformed in a mermaid, appears through the scales of a fish.
A person who masks herself to go incognito seduces with his strangeness. Vincent wears in daylight a black mask in a Berlin's living room and shocks. Why does he want to hide his face? What is the dark action he has comitted to desire to hide his identity?
River Dillon often creates Maskmen from nature's elements that posess anthropomorphic forms. The goal of these special masks is not to hide but to metamorphose the faces'fragments: Gurshad lashes with green seaweed eyelashes. Jean winks his eye shell.
These creatures of the sea, temptress sirenas with poisonous strange charms are men who adopt feminine weapons to seduce: veils, fake eyelashes, artificially swollen and pulpy lips.
The masks have also been invented to embody our dreams and eternal myths. Every civilisation fabric masks to become someone else. In ancient Peru, the Nazca transform in Birdmen to come closer to gods, the Aztec disguise in Snakemen to acquire the subtle tactics of reptiles fights. Originally, masks have been invented so that chamans and priests embody the gods during religious celebrations. Some of River Dillon's Birdmen are realized superposing faces with Inca and Amazonian celebrations'clothes, feather's ponchos and diademes. So model's human skin changes into feathers through a photographic process: the two superimposed negatives fuse in a unique image due to a brilliant transparence effect. To wear feather's costumes and masks allows normal human beings to equal gods, to impress superstitious crowds.
To wear colored feathers multiplies seduction power. The viewer is attracted by the models who display a fan of multicolor finery. With his masks, River Dillon trandforms his models in dream creatures, like every artist magnify his muse in a fantasy object. To put a mask to his model is a metaphore for art and artistic creation. The Insectmen of River Dillon transcend reality: the Butterflyman will embody ephemeral youth's fragility, or his Spidermen the violence of predatory homosexual desire.
Some Spinemen superimposed with cactus, thistles and exotic brambles, will use motives from the forest to mask and camouflage like chameleon before attack. These wariors will use spines like defensive breast-plates like middle-age armors with shrill metallic spikes. For the battle, masks can efficiently impress the adversary.
For the masked ball of the opening, the Dream Ball, everyone creates his own mask to embody his dream...or his nightmare. The masked ball is a tradition in homosexual life.Some gays like to transvestite with the objective to change sex in order to seduce. Among homosexual community, the masked ball is since always a pretext for those who desire to expose women's clothes and dare to show and be proud of their womanhood's side. It's the singular process of inversion: to transform oneself in a woman to seduce the man. River Dillon himself has had himself portraited, like Oriane de Guermantes or a Proustian princess, grabing a shell like a masked ball mask, on a backround of red 1900 velvet cushions.
River Dillon proposes to the visitor an ephemeral dream: to reinvent oneself during a party. He will lend (to the dancers who won't have created one) some masks of his own invention, realized with the Maskmen's images shown in his exhibition.
The mask that you choose reveals your true personality.
To live happy, live masked.
Text by Denis Angus and Edouard Solair
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Maskmen / Hommes-masques
14-25 Octobre 2007
Wallywoods Gallery
Berlin
http://www.wallywoods.com
Les masques servent à se cacher. Le plaisir tient dans le mystère qui plane sur son identité et la surprise du dévoilement. Mais porter un masque n'empêche pas de révéler un fragment de sa réalité, les cheveux dépassent du loup et une gerbe de boucles rousses peut émerger d'un masque de renard. Comme les voilettes noires de Sissi lui permettaient de receler son mystère, le visage angélique de Vincent (image 1), transformé en ondin, apparaît à travers les écailles d'un rouget.
Une personnage qui se masque pour passer incognito séduit par son étrangeté. Vincent (image 2) porte en plein jour un masque noir dans un salon berlinois et choque. Pourquoi veut-il camoufler son visage? Quelle action noire a-t-il commise pour ne pas vouloir révéler son identité?
Souvent River Dillon crée ses Hommes-masques à partir d'éléments de la nature aux formes anthropomorphiques. Le parti-pris de ces masques singuliers n'est pas de camoufler, mais de métamorphoser les fragments du visage: Gurshad bat des cils d'algues verts, Jean cligne d'un oeil en coquillage.
Ces créatures de la mer, sirènes tentatrices aux charmes étranges et vénéneux sont des hommes qui adoptent des armes feminines pour séduire, voilettes, faux-cils, lèvres artificiellement gonflées et pulpeuses.
Les masques sont aussi inventés pour incarner nos rêves et les mythes éternels. Toutes les civilisations fabriquent des masques pour devenir autre. Dans l'ancien Pérou, les Nazca se transforment en Homme-oiseau pour se rapprocher des dieux, les Aztèques se déguisent en Homme-serpent pour acquérir la subtilité des tactiques de combat des reptiles. A l'origine, les masques ont été inventés pour que les chamans, les prêtres et les officiants incarnent les dieux pendant les cérémonies religieuses. Certains Hommes-oiseaux de River Dillon sont ainsi réalisés en superposant des visages avec des vêtements de cérémonie incas et amazoniens: tuniques et coiffes en plumes. Ainsi la peau humaine des modèles se transforme en plumes par un procédé photographique: les deux négatifs superposés fusionnent en une seule image par un effet de transparence lumineuse. Revêtir costumes et masques en plumes permet à de simples hommes d'égaler les dieux, d'impressionner les foules superstitieuses.
Revêtir des plumes colorées décuple le pouvoir de séduction. Le spectateur est attiré par ces modèles qui déploient un éventail de parures multicolores. Avec ses masques, River Dillon transforme ses modèles en créatures de rêve, comme tout artiste magnifie sa muse en objet de fantasmes. Mettre un masque à son modèle est une métaphore de l'art, de la création artistique. Les Hommes-insectes de River Dillon transcendent la réalité: l'Homme-papillon incarnera la fragilité éphémère de la jeunesse, ou ses Hommes-araignées la violence d'un désir homosexuel prédateur.
Certains Hommes-épines superposés à des cactus, des chardons et des ronces exotiques utiliseront les motifs de la forêt pour se masquer, se camoufler comme des caméléons avant d'attaquer. Ces guerriers se serviront des épines comme de cuirasses défensives à l'image des armures moyenâgeuses aux pointes métalliques acérées. Pour le combat, les masques peuvent efficacement impressionner l'adversaire.
Pour le bal masqué du vernissage, le Bal du Rêve, chacun aura pu se fabriquer son masque et incarner son rêve... ou son cauchemar. Le bal masqué est une tradition de la vie homosexuelle. Certains gays aiment à se travestir comme pour changer de sexe pour mieux séduire. Au sein de la communauté homosexuelle, le bal masqué est depuis toujours un prétexte pour ceux qui désirent arborer des vêtements féminins et oser assumer pleinement leur part de féminité. C'est le processus singulier de l'inversion: se transformer en femme pour séduire l'homme. River Dillon lui-même s'est fait photographier, tel Oriane de Guermantes ou une princesse proustienne, saisissant un coquillage comme un loup de bal masqué, sur un fond de coussins en velours rouge de la Belle Epoque.
River Dillon propose au visiteur un rêve éphémère: se réinventer pendant une soirée. Il prêtera (aux danseurs qui n'en auront pas confectionnés) des masques de son invention, réalisés à partir des photographies des Hommes-masques de son exposition.
Pour vivre heureux, vivons masqués.
Texte de Denis Angus et Edouard Solair
plus d infos http://riverdillon.blogspot.com
Maskmen / Hommes-masques
Wallywoods Gallery...........Berlin
14-25 October 2007
Opening 14 October 2007
5pm to 11pm
Mask Ball....Bal masqué....Maskenball....Incognito....Dream Ball....Bal du Rêve....Traumball
with Performance...
Kissssssss. Blood Target. Sang Cible
info
http://www.wallywoods.com
Wallywoods Gallery
in Kulturhaus Peter Edel
Berliner Allee 125
Weissensee
13088 Berlin
Tram: M4 M13 12 To Indira Gandhi Strasse
open hours: 3pm until 8pm daily. also open on Sunday
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